Guide gratuit
Une photo ou vidéo intime a été partagée sans votre accord ?
La loi française vous protège plus fermement que ne le pensent la plupart des gens. Voici, sans détour, ce qu'il faut savoir et faire.
Si c'est en train de se produire, là maintenant
Signalez immédiatement le contenu directement sur la plateforme concernée (bouton « Signaler »). Depuis le 19 mai 2026, la loi américaine TAKE IT DOWN Act oblige les grandes plateformes (Meta, TikTok, X, YouTube) à retirer ce type de contenu sous 48 heures. Conservez une preuve (capture d'écran datée) avant que le contenu soit retiré.
Une ligne dédiée, gratuite et confidentielle
Le 3018 est le numéro national français pour les victimes ou témoins de violences numériques (revenge porn, cyberharcèlement) — gratuit, anonyme, accessible 6 jours sur 7 de 9h à 20h, par téléphone ou par tchat. C'est l'interlocuteur le plus directement formé à ce type de situation.
Si un mineur est concerné
Contactez immédiatement le 119 (Allô Enfance en Danger, gratuit, 24h/24) ou Point de Contact — une situation à traiter par des organismes spécialisés, jamais par un outil automatisé.
Ce que dit la loi, précisément
L'article 226-2-1 du Code pénal punit la diffusion, sans l'accord de la personne concernée, d'une image ou d'une vidéo à caractère sexuel la représentant — de deux ans d'emprisonnement et 60 000 euros d'amende.
Un point souvent ignoré, et pourtant décisif : cette peine s'applique même si l'image ou la vidéo avait initialement été partagée ou captée avec votre consentement. Le consentement à la prise de vue, ou à un premier envoi privé, ne vaut jamais consentement à une diffusion ultérieure.
Un point essentiel
Cette peine s'applique quelle que soit la relation avec l'auteur des faits — conjoint, ex-conjoint, ou parfait inconnu. Ce n'est jamais une simple « affaire privée » à régler entre deux personnes : c'est un délit pénalement caractérisé.
Autre point moins connu : la personne qui reçoit un contenu intime n'a pas le droit de le capturer, le conserver ou le transférer sans l'accord de la personne qui l'a envoyé — cette protection existe dans les deux sens.
La marche à suivre, dans l'ordre
- Signalez sur la plateforme elle-même, via son outil de signalement intégré — c'est le canal le plus rapide, pas un email.
- Conservez une preuve (capture d'écran datée, URL) avant que le contenu soit retiré — utile pour toute démarche légale ultérieure.
- Déposez plainte, même si le contenu a déjà été retiré — le délit reste caractérisé, une plainte reste recevable.
- Pour un contenu francophone hors des plus grandes plateformes : PHAROS, le portail officiel français de signalement (internet-signalement.gouv.fr).
- Vérifiez si le contenu apparaît aussi dans les résultats de recherche — un scan gratuit montre précisément ce qui est visible aujourd'hui.
Vous n'avez pas à traverser ça seul
Des associations spécialisées existent pour accompagner ce type de situation, avec une vraie connaissance des démarches. Un avocat ou une association d'aide aux victimes peut faire une différence concrète sur la rapidité et l'efficacité de la procédure.
Si la situation dépasse ce qu'un guide peut couvrir, ou si vous ressentez un danger réel, les autorités compétentes sont le bon interlocuteur — pas une hésitation à avoir, un réflexe à garder.
Besoin d'aide pour la suite ?
Suppression, mise en demeure, veille continue — vérifiez d'abord gratuitement ce qui est visible aujourd'hui.
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